« Ténèbres d'une enfance »
Qu'il est beau de jeunesse !
Il pousse son premier cri, viens sa première peur ;
Puis sourit, enveloppé de tendresse.
Il vit son premier jour.
Qu'il est beau d'innocence !
Ils le bercent de gestes d'amour ;
Puis il sourit, d'insouciance.
Il connaît son premier rire.
Qu'il rayonne de bonheur !
Sans savoir ce qu'est l'avenir ;
Puis ri, ignorant la peur.
Il connaît ses premiers pleurs.
Qu'il est triste de ne pas savoir...
Aujourd'hui est encore jour de bonheur.
Puis pleure, ignorant qu'il vivra dans le noir.
Il les aime dans ce foyer de bonheur.
Qu'il est triste de ne pas comprendre...
Ce soir ils ont tout deux crié, mais pas de peur.
Alors il pleure, dans le noir de sa chambre.
Il croit toujours en leur amour.
Qu'il désespérerait s'il n'existait plus...
Alors fait tout pour gagner leurs sourires, jours après jours ;
Puis sourit, comme si la tristesse n'était plu.
Il sent ses efforts devenirs vains.
Qu'il désespère aujourd'hui...
Alors il enferme ses émotions un matin ;
Puis continu à sourire, comme si la joie renaissait en lui.
Il devient ce jeune adolescent peureux.
Qu'il est blessé par celui qui était son gentil papa...
Alors il tombe plus bas, son c½ur couvert de bleus ;
Mais il sourit, comme s'il oubliait les larmes sur ses draps.
Il rêve d'être compris un jour.
Qu'il est heureux d'avoir un grand frère !
Même s'ils ne se confieraient jamais leur amour ;
Il sourit, heureux de ne pas être seul dans ses prières
Il croit chaque jour en son frère tant adoré.
Qu'il retrouve confiance en suivant son exemple !
Alors il trouve enfin un goût à sa vie emprisonnée.
Il sourit, peut être enfin sincèrement.
Il se prend à croire en lui-même.
Qu'il est pourtant toujours si fragile !
Alors il s'invente des rêves bohèmes ;
Il sourit, dans son monde ou tout est facile.
